Revue de Presse: Avec le Champion du Monde Sofiane Belkesir pendant le Ramadan Belkesir sait souffrir.

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Portrait – Avec le champion du monde Sofiane Belkesir pendant le Ramadan Belkesir sait souffrir

Soulever des centaines de kilos de fonte n’est déjà pas chose facile. Et en période de ramadan, Sofiane Belkesir, champion du monde de force athlétique, a dû apprendre à gérer.

Il est 21h30, après plus de quinzaine d’heures d’activités, dont deux d’efforts intenses, Sofiane Belkesir peut savourer. Au premier sens du terme. Ramadan oblige (jusqu’au 17 juillet), le néo-champion du monde de force athlétique (-105kg, c’était le 14 juin à Sano, en Finlande) ne peut manger et boire que très tôt le matin ou tard le soir.

Difficile pour un homme qui soulève plus de 150kg tous les jours à l’entraînement. Alors jeudi dernier, en rentrant chez lui, le Vosgien de naissance s’hydratait. « Il faut beaucoup boire. Dans mon sport, il faut se forcer à boire, car les muscles en ont besoin. En général, je bois entre deux à trois litres par jour ».

Une datte pour commencer le repas tant attendu, pour un apport en glucides appréciable. Une soupe, pour s’hydrater, encore et toujours. Et, enfin, le gros du repas. Pâtes, riz ou semoule, au choix. Ce « rituel » alimentaire commence à 21h30, et une deuxième fois autour de 3h du matin. Des aliments salés, en grande majorité. « Je peux manger de la viande ou des œufs le matin. Ça ne me pose aucun souci, au contraire. En revanche, je ne mange pas trop de sucres, ce n’est pas très bon pour moi. »

Depuis un an, Sofiane Belkesir est suivi par un nutritionniste. Non pas qu’il abuse des fast-foods, mais il a besoin « d’un plan, de rigueur », et aime avoir « des comptes à rendre ». Les boîtes de protéines, il les apporte avec lui jusqu’à son bureau à Eybens.

Baali et Picot-Gueraud, compagnons de labeur

À l’entraînement, vers 18h, il confie que « le plus dur, c’est le manque d’eau ». Entre deux séries de 80kg en développé couché, il essaie d’oublier la soif. Peu importe, il se concentre. Le champion a un programme très précis, qu’il garde secret, et auquel il doit se tenir. Pour oublier la faim ou la soif, il peut compter sur ses compagnons de labeur, parmi lesquels Romain Picot-Gueraud, autre athlète de Saint-Martin-d’Hères, et Medhi Baali, récent champion de France juniors (-74kg) en mai dernier. Tous l’ont félicité pour son titre obtenu le 14 juin dernier. Pour Romain Picot-Gueraud, Sofiane Belkesir est un peu « l’élève qui a dépassé le maître ». Medhi Baali raconte, lui, qu’il a « mis du temps à réaliser » que Sofiane et lui avaient été sacrés champions presque en même temps. C’est sans retenue que tous les adeptes de la salle demandent conseil à Sofiane Belkesir.

« Ici, tout le monde s’aide, c’est comme ça que l’on fonctionne », admet-il. Une entraide qui n’est pas totalement étrangère aux récents exploits de l’athlète de l’Entente Sportive de Saint-Martin-d’Hères. À 21h, fatigué, Sofiane Belkesir quitte le gymnase Benoît-Frachon. Le lendemain, il se lèvera encore à 3h du matin et s’entraînera à 18h. S’entraîner dur, parce que l’on ne devient pas champion du monde sans efforts.

BELKESIR EN brefNé le 4 septembre 1984(30 ans), à Remiremont(Vosges)1,80m, 105kgExpert en barrage hydroélectrique

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